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Le GUIDE du parent


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Notre engagement d'hier, d'aujourd'hui et demain reste dans le droit fil de la conviction que nous avons sur notre capacité à nous dépasser pour nous mettre au service du plus grand nombre. L'appel à la responsabilité que nous lançons aux familles trouvera, nous en sommes certains, un écho favorable.
Un pays, quel qu'il soit a besoin de femmes et d'hommes bien formés pour assurer son devenir. La Martinique n'est pas en reste.
Il est temps que nous comprenions que l'encadrement assidu de nos enfants leur permettra d'être ces femmes et ces hommes dont notre pays a tant besoin.
Nous avons le devoir de véhiculer à nos enfants l'image la plus positive de nous-mêmes pour que demain, ils s' en approprient et qu'ils soient fiers de nous.
Nous rêvons de ne plus entendre des cris de désespoir.
Nous rêvons de ne plus entendre le mot échec.

Ek si nou lé, dimen, yich nou palantjé péyi a, nou andwa fè mannèv pou mété yo adan an bon larèl.

   


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"Où va l'éducation ?" se demandait déjà en 1948 Jean PIAGET. Aujourd'hui, la question n'a rien perdu de son actualité. La société est en pleine mutation et l'école est appelée sans cesse à évoluer et à redéfinir ses objectifs et ses missions. La crise est générale.
Le système de formation est particulièrement complexe et les réformes n'ont pas toujours permis d'atteindre les objectifs fixés.
Les difficultés demeurent, l'inquiétude est réelle.

Allons nous pour autant baisser les bras ?
Dès lors, l'action efficace des parents réunis en associations représentatives reste le seul recours au découragement et à l'échec.
Pour plus d'efficacité, il est urgent que toutes les énergies dispersées s'unissent dans une puissante organisation représentative enracinée dans le vécu Martiniquais.

L'Union des Parents d'Elèves de Martinique est cette grande force reconnue comme la plus efficace depuis sa création.
En rejoignant l'UPEM, votre engagement permet un meilleur suivi et la réalisation du projet personnel de votre enfant. Ainsi, vous accédez notamment, à l'information et à la formation sur l'école, pour leur donner le maximum de chances dans la préparation de leur avenir.

Car le suivi que vous devez leur assurer est le secret de leur réussite.
Ce guide a été réalisé pour vous aider dans cette tâche difficile.
Pensez à vous y reporter chaque fois que vous chercherez la réponse à une question que vous vous posez.
Cependant, la liste des questions ne prétend pas être complète.
Vos remarques et suggestions sur cette première édition seront les bienvenues. N'hésitez pas à les communiquer à l'UPEM. Elles feront l'objet d'une mise à jour dans une prochaine édition.


   


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Les établissements du secondaire

COLLEGES
  • Le François, Robert, Trinité, Sainte-Marie, Schœlcher, Lamentin ont plusieurs collèges.
  • Fort-de-France 9 collèges.
  • Il n'y a pas de collège dans les communes suivantes : Ajoupa- Bouillon, Prêcheur, Macouba, Grand-Rivière, Morne-Vert, Bellefontaine, Case-Pilote, Fonds-St-Denis.
  • Les communes non citées ont chacune un collège.

LYCEES
  • Fort-de-France : 3
  • Lamentin : 3, dont un LEGTA (Lycée d'Enseignement Général et Technologique Agricole)
  • Bellefontaine, Ducos, François, Sainte-Marie, Lorrain, Trinité, Marin et Rivière-Salée : 1 pour chacune de ces communes.
A noter : Un des lycées du Lamentin, ainsi que les lycées de Bellefontaine, François, Lorrain, Marin, Rivière-Salée possèdent des sections Lycées Professionnels.


LYCEES PROFESSIONNELS
  • Fort-de-France 5
  • Le Lamentin, Robert, Trinité, Marin, Saint-Pierre ont 1 Lycée Professionnel.
  • Celui du Robert est à vocation agricole
   


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1 _ Qu'est-ce que l'UPEM ?
L'Union des Parents d'Elèves de Martinique est la première association de parents. Elle a été fondée le 23 mai 1992, suite au rapprochement de nombreux groupements indépendants de parents issus de toute la Martinique et d'associations de parents d'élèves.

Aujourd'hui, elle représente :
- 29,80 % des sièges dans le primaire et les maternelles. - 66 % dans les collèges. - 64 % dans les lycées d'enseignement général et technologique. - 77 % dans les lycées professionnels.
Notons pour observation que les groupements de parents, qui n'ont pas de support juridique, occupent encore 52,17 % des sièges dans les maternelles et primaires.
Que de parents encore à sensibiliser, convaincre et former !

2 _ Quelle est sa philosophie ?
L'action de l'UPEM repose sur les valeurs de démocratie, de tolérance et de solidarité.
L'association est indépendante de toute organisation religieuse et politique. Le règlement intérieur précise que les responsables ne peuvent avoir de mandat politique.

3 _ Quels sont les objectifs de l'UPEM ?
Sa devise est "DIVINI YICH NOU SE DIVINI PEYI-A",
L'UPEM permet aux parents d'occuper toute leur place dans le système éducatif actuel en utilisant toutes les responsabilités et les possibilités d'actions que la loi confie aux associations représentatives de parents.

4 _ Comment adhérer à l'UPEM ?
En payant sa cotisation annuelle (actuellement de 20 euros par famille, quel que soit le nombre d'enfants ou d'établissements concernés).

5 _ Peut-on définir un adhérent UPEM ?
C'est une personne qui veut œuvrer pour améliorer les conditions de vie et de travail de ses enfants et celles des autres. Cette personne doit accueillir et travailler avec d'autres malgré leurs différences.
Etre adhérent actif, c'est se rendre disponible pour agir avec les autres.

6 _ Que doit faire un militant ?
- Il écoute, regarde, rassemble tout ce qui peut l'éclairer (lectures, informations, connaissances).
- Il sait juger et apprécier avant d'agir individuellement ou collec- tivement dans les domaines qui touchent à l'objet et aux buts de l'UPEM .
- Il agit après avoir analysé les causes et le déroulement d'un fait, d'un évènement, d'un comportement.
- Il prévoit les conséquences de ses déclarations, de ses prises de position, de ses actions futures.
- Il conseille et critique sans passion ou émotion.
- Il se forme dans les actions organisées par l'UPEM pour être plus tolérant, plus critique, plus efficace.
- Il cherche avant tout à servir et à défendre l'action de l'UPEM en respectant les statuts et ceux avec qui il milite.
- Il informe ses camarades, prend des responsabilités qu'il devra assurer.
- Il motive et dynamise ceux qu'il voit perdre pied.
- Il accepte la critique des autres sans états d'âme.
- Il doit avoir confiance en lui et être capable d'autocritique.
- Il doit partout où il se trouve défendre la philosophie de L'UPEM.

7 _ Qu'est-ce-que le militant ne doit pas être ?
- Un "grand grec" qui ne cherche qu'à se mettre en valeur.
- Quelqu'un qui, ne pensant qu'à se servir, abandonne l'asso- ciation dès que ses voeux sont satisfaits.
- Un savant qui sait tout, un prince ou une princesse qui décide de tout.
- Un homme ou une femme qui se met en colère pour un rien et pour tout parce qu'il a des responsabilités.
- Un "superman" qui agit seul sans les autres pour tirer profit de l'association.
- Un homme ou une femme qui critique les autres en dehors des structures de l'association, en cas de désaccord.

8 _ Comment est organisée l'UPEM dans chaque commune ?
Tous les adhérents ayant des enfants scolarisés dans une même commune forment la section UPEM de cette commune. La section est organisée au moins autour d'un président, d'un secrétaire et d'un trésorier.
Pour l'efficacité, il est nécessaire que chaque établissement de la commune soit représenté. La section peut traiter toutes les questions scolaires relevant de la commune.

9 _ Au delà de la commune, quelle est l'organisation ?
Dans un même bassin de formation, plusieurs sections voisines sont regroupées et représentées dans des zones, actuellement au nombre de 5 : Nord-Atlantique, Nord-Caraïbe, Centre 1, Centre 2 et Sud.
Enfin, il y a le Conseil d'Administration de l'UPEM, composé d'au moins quinze membres, qui assure le fonctionnement quotidien de l'association. Il prend en charge toute question qui ne pourrait être traitée par la zone ou la section.

10 _ Pourquoi est-il important de s'engager dans l'UPEM ?
D'abord parce que l'engagement des parents est un signe fort pour l'enfant : il lui montre tout l'intérêt qu'on porte à son travail ainsi qu'à sa personne. C'est pour l'enfant un facteur important de motivation.
Ensuite, par les activités au sein de l'UPEM, grâce à l'information et aux formations organisées par l'association, les parents acquièrent l'expérience nécessaire pour bien guider leurs enfants.
Enfin, en cas de difficulté particulière, l'UPEM apporte l'appui dont on a besoin.




   

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11 _ Quel est le rôle du parent dans l'éducation ?
Une bonne éducation vise à obtenir l'épanouissement de l'enfant et la réalisation la plus complète possible de ses potentialités. En l'aidant à découvrir ses qualités, en respectant son rythme et son originalité, le parent permet à l'enfant de se développer harmonieusement dans le monde qui l'entoure. Le rôle du parent est de guider l'enfant, quelque soit son âge, vers plus d'autonomie, de responsabilité et de l'aider à bâtir son projet d'avenir.

12 _ Quelle est l'importance de la cellule familiale ?
Le milieu familial est le premier environnement de l'enfant. C'est là qu'il découvre les valeurs (amour, solidarité, etc...) et le respect des règles de vie en communauté. L'image qu'il a de sa famille et de ses parents resteront des références pour lui tout au long de sa vie.

13 _ Faut-il être un parent autoritaire ou, au contraire, libertaire ?
Ni l'un, ni l'autre. Tout imposer à l'enfant ou le laisser entièrement libre - perturbe également son développement. Toute la difficulté est de trouver un juste milieu. Une autorité parentale doit être naturelle et, pour être efficace, elle doit toujours privilégier l'écoute, le dialogue et reposer sur le principe de justice.

14 _ Comment réagir pour faire face aux difficultés de l'adolescence ?
Plus l'enfant avance vers l'âge adulte, plus il se détache de ses parents. Il est alors indispensable d'entretenir la relation de confiance établie depuis l'enfance, afin de préserver la communication. Le parent doit donc rester proche et attentif, sans entraver l'inévitable évolution du jeune vers plus d'autonomie. Le parent peut prendre l'initiative de discuter avec son enfant des fléaux actuels qui le menacent (alcool, drogue, maladies sexuellement transmissibles,....), des moyens de s'en préserver, l'aider à prendre conscience de ses potentialités et avoir confiance en lui pour affronter l'avenir.

15 _ Quels sont les signes qui demandent une vigilance particulière ?
Tout changement d'attitude de l'enfant ou du jeune doit attirer l'attention : agressivité, fatigue, mensonge, fugues, etc... Ces troubles doivent amener les parents à s'interroger, voire consulter des spécialistes (médecin, psychologue, orthophonistes, dentistes, etc...)
16 _ Quels conseils pratiques peut-on donner sur l'alimentation ?
Les repas pris ensemble sont importants pour la cohésion familiale et le dialogue. L'équilibre des repas doit être le souci primordial des parents, de même que la formation du goût des enfants pour une alimentation variée qui ne cède pas aux effets de mode et qui laisse une large part aux produits du pays.
Le petit-déjeuner est indispensable.

17 _ Le sommeil ?
Le sommeil nécessaire varie de 8 à 10 heures selon l'enfant et son âge, pour une bonne récupération des aptitudes physiques et intellectuelles.

18 _ Le travail scolaire ?
Tout doit être fait pour favoriser le goût de l'étude et de l'effort. En particulier, l'enfant doit percevoir clairement, à travers des échanges, l'intérêt du parent pour ses activités scolaires.
Un espace réservé spécialement au travail scolaire est un atout important.

19 _ L'éveil ?
L'enfant s'éveille à tout âge, par la stimulation de sa curiosité intellectuelle. La participation active du parent aux jeux est importante. La pensée étant organisée autour du langage, il faut insister sur la qualité du vocabulaire utilisé et la rectitude d'expression, quelle que soit la langue.

20 _ ... Et les loisirs ?
Comme l'alimentation, les loisirs doivent être variés et équilibrés.

- le temps passé devant la télévision doit être limité. Il faut que les parents aident les enfants à sélectionner les émissions et dans la mesure du possible les regarder en leur compagnie, afin d'éveiller leur sens critique.
- certains jeux (jeux vidéos) ou appareils (walkman) peuvent comporter des risques pour la santé des enfants, si leur usage n'est pas contrôlé.

Une intensité trop forte des appareils audio conduit à la surdité.

- la lecture d'ouvrages de qualité doit être encouragée.

L'inscription à une bibliothèque est nécessaire.

- les sorties entre copains et copines doivent faire l'objet d'une vigilance particulière. Le maintien du dialogue avec l'enfant permettra de se tenir informé de son vécu hors du cadre familial.



   


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21 _ Qu'est-ce qu'un représentant de parents ?
Les représentants de parents (pour les conseils d'école en maternelle et primaire, pour les conseils d'administration en collège et lycée) sont élus pour une année, au scrutin de liste, à la représentation proportionnelle et au plus fort reste. Les votes par correspondance sont possibles.
Le représentant de parents participe aux conseils (d'école ou d'administration) pour donner des avis et débattre sur toutes questions intéressant la vie de l'établissement. Il rend compte de ses missions aux parents qu'il représente.
La loi et le Ministère de l'Education recommandent aux parents de faire partie d'une Association de Parents d'Elèves, pour être juridiquement reconnus au sein des différents conseils.
Il existe d'autres représentants de parents, pour les conseils de classe des collèges et des lycées. Ceux-ci ne sont pas élus, mais simplement désignés par les associations de parents d'élèves. Leur rôle est de représenter l'ensemble des parents de la classe concernée, pour participer aux décisions concernant l'avenir scolaire des enfants.


   


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22 _ Quelle est l'importance de la maternelle ?
L'essentiel s'apprend avant 6 ans.
L'objectif général de la maternelle est de développer toutes les potentialités d'apprentissage de l'enfant, afin qu'il forme sa personnalité et qu'il acquière les notions de base pour sa réussite scolaire et future.
La maternelle est un moment important pour le suivi de la santé de l'enfant. C'est à la maternelle que les premiers dépistages seront effectués : repérage des éventuelles difficultés sensorielles, motrices ou intellectuelles et, en cas de besoin, leur traitement précoce.

23 _ Qui est responsable des écoles élémentaires ?
La commune a la charge des écoles. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, l'équipement, l'entretien et certaines questions de fonctionnement. La commune est responsable de l'inscription des élèves, des horaires scolaires, de la restauration scolaire, du recrutement et de la gestion du personnel communal.
Le Ministère de l'Education Nationale a en charge le personnel enseignant et les questions pédagogiques.

24 _ Qu'est-ce qu'un conseil d'école ?
Il est composé des membres suivants :

- le Directeur (Président),
- le Maire ou son représentant,
- les enseignants,
- les parents élus,
- le délégué départemental de l'Education Nationale,
- l'Inspecteur de Circonscription (idem).

Il se réunit au moins une fois par trimestre (sur convocation du Directeur), donne tous avis, présente toutes suggestions sur le fonctionnement de l'école et sur toutes questions intéressant la vie de l'école, sans exception.

25 _ Qu'est-ce qu'un comité de parents ?
C'est l'ensemble des représentants élus des parents, qu'ils aient été élus comme membre d'une association de parents d'élèves ou comme membre d'un groupement de parents constitué pour l'élection. Le groupement de parents n'ayant plus d'existence légale dès la fin de l'élection, seuls les élus issus des associations peuvent donc représenter les parents en permanence.

26 _ Y-a-t-il lieu de nommer un bureau au sein du comité ?
Cela n'a aucune valeur juridique. Si il y a des élus de plusieurs listes, ils doivent fonctionner par rapport à l'organisation de leur association.

27 _ Qu'est-ce-qu'un projet ?
Chaque école doit établir un projet. C'est l'ensemble des objectifs fixés et des moyens qui permettent de les atteindre. Ce projet doit être obligatoirement élaboré par la communauté éducative. Il est soumis au conseil d'école pour avis.

28 _ A quoi sert la coopérative ?
La coopérative est une société constituée par les élèves qui en deviennent les membres. Elle est gérée par eux, avec le concours des enseignants et des parents, en vue d'une activité commune. Cette activité doit viser à l'embellissement de l'école, à l'entretien et à l'amélioration du matériel scolaire, aux loisirs collectifs, aux fêtes, voyages ou échanges.
Un rapport d'activités et financier doit être présenté chaque année à la communauté scolaire.

29 _ La contribution à la coopérative et à l'assurance sont-elles obligatoires ?
Ces éléments ne sont pas légalement obligatoires (sauf l'assurance pour les activités facultatives extra-scolaires).
Cependant, il est devenu courant de les demander et de les accepter. La contribution à la coopérative représente la solidarité active entre parents et des moyens supplémentaires donnés aux enfants. L'assurance scolaire est une précaution utile pour les enfants et les familles.

30 _ Y a-t-il un suivi médical de l'enfant à l'école ?
Il y a normalement trois grands rendez-vous médicaux : en fin de grande section maternelle (avant le CP), en fin de CM2 ou à l'entrée en 6ème, et en fin de 3ème. Ils sont l'occasion de faire un bilan général sur la santé et de détecter les anomalies.
Toutefois, un suivi médical permanent de la famille est indispensable.

31 _ L'école est-elle obligatoire ?
L'école est obligatoire de 6 à 16 ans. Mais dès l'âge de 3 ans révolus tout enfant doit pouvoir être accueilli dans une école maternelle. Il existe de plus en plus souvent des classes de "tout petits" qui peuvent accueillir les enfants de 2 ans révolus, à condition qu'ils soient propres et dans la limite des places disponibles.
L'inscription se fait à la mairie à des dates fixées par le maire, et l'admission auprès du chef d'établissement avec les certificats demandés.

32 _ Les "cycles", qu'est-ce-que c'est ?
La scolarité du primaire n'est plus découpée en années par classe, mais en cycles qui durent en général 3 ans, avec un contenu précis de formation pour chacun. Ce découpage doit permettre en principe d'adapter la durée du cycle aux capacités de l'enfant à acquérir les différentes compétences.
- le premier cycle ( maternelle, sections des petits et des moyens) est celui des "apprentissages premiers".
- le second cycle ( maternelle- grande section, plus CP et CE1) est celui des "apprentissages fondamentaux".
- le troisième cycle ( CE2, CM1 plus CM2 ) est celui des "approfondissements".

33 _ Comment progresse-t-on dans les cycles ?
Les cycles permettent à l'enfant de progresser à son rythme.
L'enfant peut redoubler mais seulement à la fin de chaque cycle. Sur proposition du Conseil des Maîtres du Cycle, le redoublement prend la forme d'un maintien dans le cycle pour un année supplémentaire.
Le Conseil des Maîtres peut aussi décider de faire l'enfant avancer plus vite "en sautant une classe".

34 _ Pour l'entrée en 6ème, peut-on choisir librement son collège ?
Non. Quand un enfant est admis en 6ème, on doit normalement l'inscrire dans le collège correspondant au secteur de l'école primaire. Pour obtenir une inscription dans un autre collège, il faut demander une dérogation en cours de CM2, dès avril-mai, à partir d'un imprimé fourni par l'école.


   

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35 _ Quel est le rôle du Conseil d'administration ?
C'est l'organe délibératif de l'établissement.
Il fixe les principes de mise en œuvre de l'autonomie pédagogique et éducative de l'établissement.
Il adopte le projet d'établissement.
Il établit chaque année un rapport sur le fonctionnement pédagogique de l'établissement.
Il adopte le budget et le compte financier de l'établissement.
Il adopte le règlement intérieur de l'établissement.
Il donne son avis sur :
- les mesures de création et de suppression de section dans l'établissement ;
- les principes de choix des manuels scolaires ;
- les actions à intenter et à défendre en justice.

36 _ Comment est composé le Conseil d'Administration ?
Présidé par le chef d'établissement, il est ainsi composé :

TITRE LYCEE Collège
+ 600
Collège
- 600
Chef d'établissement 1 1 1
Adjoint au chef d'établissement 1 1 1
Gestionnaire 1 1 1
Conseiller principal d'éducation 1 1 1
Directeur de SEGPA   1 1
Chef des travaux 1    
Conseil Général   1 1
Conseil Régional 1    
Commune 3 3 3
Personne qualifiée 1 1 1
Personnel enseignant et d'éducation 7 7 6
Personnel ATOS 3 3 2
Eleves 5 3 2
Parents 5 7 6
TOTAL 30 30 24


37 _ Comment doit agir le parent, membre du CA ?
Vu l'importance des décisions qui sont prises dans ces instances, le rôle des parents y est fondamental.
Il est donc nécessaire de se concerter avant d'y assister afin de faire des propositions, de donner des avis et de voter de façon mûrement réfléchie.
Le CA ne doit pas être une chambre d'enregistrement.
Avant le CA, les élus doivent se rencontrer, discuter avec les membres UPEM de l'établissement et demander à l'administration les pièces nécessaires afin d'avoir une bonne connaissance des dossiers.

38 _ Quel est le rôle du Conseil de classe ?
C'est une instance où se prennent les décisions quant à l'avenir scolaire des élèves.
Il examine les résultats obtenus par les élèves,
Il examine les problèmes généraux relatifs à la vie de la classe,
C'est un lieu réciproque de dialogue, de coordination.

39 _ Quelle est la composition du Conseil de Classe ?
- Le Chef d'Etablissement ou son représentant,
- l'ensemble des professeurs de la classe,
- le conseiller d'éducation,
- le conseiller d'orientation,
- deux délégués élèves,
- deux délégués parents.
Le médecin scolaire et l'assistante sociale peuvent en faire partie.
Cette instance se réunit une fois par trimestre ou par semestre en dehors des heures de classe et chaque fois que le Chef d'Etablissement le jugera nécessaire.

40 _ Que doit faire le délégué parent avant le Conseil de classe ?
Connaître :
- l'emploi du temps,
- la liste des professeurs par discipline,
- la liste des élèves,
Prendre contact avec :
- le professeur principal pour d'éventuels problèmes particuliers,
- les délégués de classe, afin d'avoir leurs sentiments sur le déroulement de leur scolarité,
- les autres parents pour mieux connaître les conditions de travail des enfants à la maison, de transport, etc...

41 _ Et pendant le conseil ?
Demandez que vous soient communiquées toutes les notes des élèves. Ces notes vous permettront de compléter le document de synthèse (document UPEM) des résultats de la classe.
Demandez, sauf si les professeurs l'ont déjà fait :
- le niveau général de la classe
- si les élèves reçoivent des cours de soutien,
- le mode de travail des élèves (individuel ou en groupe),
- comment est assuré le contrôle des connaissances (test écrit, oral)
Posez toutes autres questions que vous jugerez utiles.
Communiquez :
- les informations complémentaires d'ordre familial, médical ou social s'il y a lieu (avec prudence).
Pendant toute la durée du conseil, agissez avec fermeté, sans agressivité. Les interventions doivent se faire avec tact, objectivité et esprit constructif.

42 _ Et après le conseil de classe ?
Rédigez un compte-rendu à communiquer aux parents pour information (fiche de synthèse UPEM qui peut être expédiée en même temps que le bulletin).
Ne jamais citer nominativement de cas individuel.
Tenir une réunion de délégués pour une analyse des résultats par niveau de l'Etablissement.
En cas de besoin, rencontrer le Chef d'Etablissement pour un compte-rendu des résultats et de vos réflexions.
Faire suivre au siège les documents de synthèse.
Ne pas oublier que le délégué parent :
- est tenu au devoir de discrétion.
- n'est pas là pour examiner le cas de son enfant, mais représente l'ensemble des parents de la classe.

43 _ Quel est le rôle du conseil des professeurs ?
Il réunit les enseignants de la classe sous la direction du professeur principal pour préparer les avis émis en conseil sur la classe et sur chaque élève en particulier.

44 _ Qu'est-ce que le conseil de discipline ?
C'est une instance qui se réunit pour juger d'une faute grave commise par un élève. Lui seul peut prononcer l'exclusion au delà de huit jours de l'élève. Toutes les autres sanctions peuvent être prises par le chef d'établissement seul.
L'élève et sa famille sont convoqués par lettre avec accusé de réception 8 jours avant la tenue du conseil . Ils peuvent se faire assister par un défenseur de leur choix. La décision du conseil peut faire l'objet d'un recours dans un délai de huit jours auprès du Recteur de l'Académie.
Le conseil de discipline doit s'inscrire dans une démarche éducative.

45 _ Y a-t-il quelqu'un à contacter en priorité, en cas de difficulté ?
On peut rencontrer n'importe lequel des professeurs, par simple rendez-vous, pour une matière particulière ou tout autre membre de l'équipe d'encadrement (chef d'établissement, conseiller d'éducation, assistante sociale) pour une question de vie scolaire ou d'orientation.
Mais le professeur principal est un interlocuteur privilégié, car il a une vue globale de l'enfant. De plus, il a un rôle important dans l'orientation au côté du conseiller d'orientation psychologue.
Dans tous les cas, et selon le souhait du parent, un représentant des parents peut vous accompagner dans vos contacts.

46 _ Quel est le rôle de la commission d'hygiène et de sécurité ?
Implantée dans les lycées techniques et professionnels, elle est composée du Chef d'Etablissement, du Gestionnaire, du Conseiller d'Education, du Chef des Travaux, du Représentant du Conseil Régional, deux représentants du personnel enseignant, un représentant ATOS ou deux (lycées de + de 600 élèves), deux parents d'élèves, deux élèves, le médecin de prévention et l'infirmière.
Elle procède à des visites des locaux de l'établissement chaque fois qu'elle le juge utile, au moins une fois par an.
En début de chaque année, le Conseil d'Administration présente à la commission, un rapport d'activités de l'année passée et un programme de présentation des risques.
Elle fait toutes propositions en vue de la formation à la sécurité et à l'amélioration des conditions d'hygiène et de sécurité.
- La liste des membres de la commission doit être affichée en permanence dans un lieu visible et dans les ateliers.

47 _ Qu'est ce qu'un Comité d'Environnement Social (CES) et quel est son rôle ? Le CES est une structure créée sur décision du chef d'Etablissement (dans les collèges et lycées) afin de lutter contre la toxicomanie, la violence ou toutes conduites déviantes des jeunes.
L'objectif est de développer la communication à l'intérieur de l'établissement et de l'ouvrir sur son environnement immédiat, le quartier.

48 _ Qui en fait partie ?
- les enseignants,
- les élèves,
- les personnels de direction administratif, sanitaires et sociaux,
- les parents délégués,
- les familles,
- la jeunesse et sports, la police, la justice etc...
- les collectivités,
- les associations, entreprises, etc...


   


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49 _ En quoi l'entrée en 6ème est-elle difficile ?
L'enfant qui entre en 6ème vit de nombreux changements par rapport au primaire : la multiplication des professeurs et des salles remplace le maître et la salle unique; les horaires deviennent variables selon les jours ; alors qu'il faisait partie des "grands" de son école, il redevient un "petit" au collège ; etc... Mais surtout, on attendra du nouveau collégien qu'il soit de plus en plus autonome.

50 - Comment aider au mieux un enfant qui entre en 6ème ?
C'est un cap difficile pour l'enfant, où l'aide du parent est précieuse.
Règle d'or: trouver le temps de répondre à la demande d'aide de l'enfant, chaque fois qu'il l'exprime.
Donner l'habitude de gérer son temps de travail et de loisirs.
Il existe des points-clés où il faudra l'épauler surtout en début d'année :
- maîtrise de l'emploi du temps et du cahier de texte,
- utilisation du carnet de correspondance,
- rangement du sac,
- travaux de recherche.
Parfois, des visites guidées du futur collège pour les élèves en cours du CM2 sont organisées. Il faut vivement inciter l'enfant à y aller, voire réclamer une telle visite si elle n'est pas prévue.

51 _ Pourquoi y a-t-il une évaluation en début de 6ème ?
Cette évaluation qu'il ne faut pas confondre avec un concours, permet de dresser un bilan des points forts et des lacunes éventuelles des élèves en français et en maths et d'établir la progression qui convient et éventuellement de mettre en place des dispositifs d'aide et d'accompagnement.

52 _ Y a-t-il des cycles au collège ?
Oui, comme dans le primaire.
La 6ème est le cycle "d'adaptation" aux nouvelles matières et méthodes de travail du secondaire.
Le cycle "central" est constitué de la 5ème et de la 4ème, où apparaissent de nouvelles matières.
La 3ème représente le cycle "d'orientation".
Il existe dans certains collèges des sections où la priorité est donnée à l'enseignement préprofessionnel. Appelées autrefois S.E.S. (Section d'Education Spécialisée), aujourd'hui SEGPA (Section d'Enseignement Général et Professionnels Adapté) la formation peut conduire les élèves à l'obtention du CAP.

53 _ C'est quoi l'orientation ?
C'est quand on choisit, à la fin de la 3ème, une voie pour poursuivre ses études.
Il y a la voie "professionnelle" qui oriente vers le BEP, le CAP, puis éventuellement le BAC professionnel ou l'insertion professionnelle.
Il y a la voie "technologique" qui oriente vers les BAC technologiques, puis éventuellement les études supérieures du type des BTS et DUT.
La voie "générale" qui oriente vers les BAC généraux, puis éventuellement les études supérieures du type universitaire ou préparatoires aux écoles spécialisées.
C'est le conseil de classe de fin d'année qui donne son avis sur les voeux des parents. Si le parent refuse la proposition, il dispose de trois jours pour saisir le chef d'établissement.

54 _ Le Chef d'Etablissement peut il modifier la décision du Conseil de Classe ?
Après avoir écouté les arguments de la famille, le Chef d'Etablissement ou son Représentant peut modifier la décision du Conseil de Classe. Si le désaccord persiste, le parent peut saisir la commission d'appel.

55 _ Dans quelles conditions intervient le redoublement ? Le conseil de classe peut proposer le redoublement d'un élève. Mais le redoublement ne peut être imposé qu'à la fin de chaque cycle (en 6°, 4° et 3°). Dans ces conditions, le parent a la possibilité de faire appel dans un délai de trois jours s'il n'est pas d'accord.
Le parent peut lui-même demander le redoublement.
Il ne faut pas oublier que c'est l'intérêt de l'enfant qui doit prévaloir.


   


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56 _ Comment peut-on définir un L.P ?
Pour beaucoup d'élèves et de parents, le lycée professionnel s'apparente à une voie de relégation, une orientation par défaut parce qu'on n'a pas pu avoir la seconde de lycée.
Le L.P. constitue un nouveau rendez-vous avec la scolarité ou l'on prépare le BEP et le CAP.
A ne rater sous aucun prétexte, car le marché du travail se montre impitoyable avec les sans diplôme.
Le jeune en rupture avec l'enseignement traditionnel se retrouve dans des situations concrètes d'activités, il va découvrir un nouveau domaine d'activités, un métier et des techniques professionnelles.
Mais pas question de faire l'impasse sur la culture générale (français, histoire, géographique, ...).

57 _ Comment choisir sa filière ?
L'analyse des compétences et des aptitudes de chaque élève sert de base pour le choix de formation.
Ainsi le B.E.P Electronique est axé sur les maths et la physique et accueille des jeunes susceptibles d'intégrer ces programmes.
Quand au B.E.P Hôtellerie Restauration il conduit à des métiers où la résistance physique est primordiale.
Les élèves doivent se garder des coups de coeur pour certaines spécialités où le jeune se méprend sur les débouchés. Par exemple le B.E.P. carrières Sanitaires et Sociales ne débouche pas sur le métier d'infirmière. De même que le B.E.P Matériaux souples ne permet pas de faire le métier de styliste modéliste.
D'où l'utilité pour l'élève d'affirmer son choix par des visites dans les L.P.

58 _ Après le B.E.P. ?
Après le BEP, différentes solutions :
- le Bac Pro pour avoir plus de compétences ;
- la première d'adaptation vers la préparation du B.T.S ;
- une mention complémentaire ;
- un brevet professionnel pour ceux qui exercent déjà une activité.
La finalité du Bac Pro est la vie active. Entreprendre des études supérieures (ex le B.T.S.) demande une année de mise à niveau dans certaines matières (maths, français, langues etc...).


   


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59 _ La seconde, les options, comment choisir ?
A l'entrée en seconde, il y a une évaluation en français, math, histoire-géographie et langue vivante.
Il y a des enseignements communs à tous les élèves, des modules et les élèves doivent choisir deux options obligatoires.
Le choix de l'option permet de préfigurer le bac souhaité par l'élève mais n'est pas irréversible. Si vous n'avez pas de projets définitifs, l'option S.V.T. - LV2 espagnol + S.E.S. reste celle qui vous laisse le plus de choix ultérieurement. N'abandonnez pas l'espagnol en seconde, il est nécessaire pour une orientation vers un Bac L, ES, S.T.T.

60 _ Peut-on entrer en première sans avoir étudié d'option ?
Oui. En effet, aucune option n'est obligatoire pour entrer en classe de première de la série convoitée, mais il faut penser à une nécessaire mise à niveau.

61 _ Mauvais travail, manque de méthode ?
Nombreux sont les professeurs qui se plaignent de ce que les élèves n'ont pas acquis des méthodes de travail adaptées aux exigences de la classe.
Acquérir des méthodes de travail, c'est développer "un savoir apprendre". Il s'agit d'apprendre à :
- prendre des notes,
- lire un énoncé,
- apprendre intelligemment,
- bien utiliser sa mémoire,
- venir à l'essentiel, argumenter, ...

62 _ Quelle orientation ?
Après la seconde, trois possibilités : le passage en première, le redoublement ou, pour ceux qui ont déjà redoublé, l'orientation vers un BEP.
Dès le second trimestre, grâce à la fiche de liaison seconde, il faut s'intéresser à l'orientation de votre enfant et demander un rendez-vous avec le professeur principal ou le conseiller d'orientation.
Le conseil de classe du troisième trimestre propose une orientation. Si le parent refuse celle-ci, il a trois jours pour voir le chef d'établissement. Si le désaccord persiste, il peut saisir la commission d'appel.
L'élève choisit sa série de première, en fonction de son projet mais aussi de ses aptitudes.

63 _ Epreuve anticipée de français et baccalauréat ?
Les épreuves anticipées de Français se situent en fin d'année de première et portent sur un programme organisé autour d'oeuvres ou de problématiques littéraires.
Elles comportent deux parties : un examen écrit de 4 heures et un entretien oral de 40 minutes. Les notes seront incluses dans la notation globale obtenue lors des épreuves subies en fin d'année de Terminale.
Le coefficient de la note de Français est fonction de la série du bac.

64 _ Quels sont les différents bac ?
- Les bacs généraux L (Littéraire) S (Scientifique) E.S. (Economique et Social)
- Les bacs technologiques S.T.I. (Sciences et Techniques Industrielles) S.T.T., (Sciences et Techniques du Tertiaire), S.M.S. (Sciences Médico-Sociales ) S.T.L., (Sciences et Techniques de Laboratoire).

65 _ Le redoublement est-il un échec ?
Souvent mal vécu, il est l'occasion d'une seconde chance, c'est-à-dire, l'opportunité pour votre enfant de revoir les pré-requis nécessaires pour une bonne adaptation en classe supérieure.
Pour tirer profit d'un redoublement, il faut qu'il soit vécu de façon positive et le parent à un rôle important à jouer.
Ne jamais regarder le parcours de l'enfant du voisin pour forcer le passage.
L'âge ne doit pas être le critère de décision ...


   


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66 _ Comment choisir ?
Université, B.T.S. ou D.U.T, grandes écoles, classes préparatoires ou formation professionnelle, il faut se décider et choisir. Ce choix conditionnera l' avenir professionnel du jeune.

67 _ Quels sont les critères du choix ?
La série et la spécialité du BAC , les résultats scolaires (car pris en compte lors de l'inscription dans les filières sélectives) mais aussi la motivation, les centres d'intérêt et les qualités personnelles (adaptabilité, esprit d'initiative...).
Il s'agit avant tout de faire ce que l'on aime pour obtenir le niveau de qualification maximum dans le secteur choisi. C'est le meilleur atout pour une bonne insertion.
Le professeur principal, le conseiller d'orientation, sont là pour aider l'élève dans son choix.

68 _ Pour choisir, quelles questions essentielles se poser ?
- ai-je une idée précise du métier que je veux exercer ?
- quelles sont les modalités d'inscription ?
- quelle solution de rechange ?
- combien de temps suis-je prêt à consacrer aux études ?
- suis-je capable d'autonomie dans mon métier ?
- qu'est-ce que je recherche : une formation théorique ou une approche plus concrète et plus professionnelle ?
- quelles sont les forces et les faiblesses de ma personnalité ?
- quels sont les moyens financiers dont je dispose ? (bourse, prêt d'études supérieures, etc..)

69 _ L'université - pourquoi ?
L'université est le lieu des études théoriques et généralistes. Il faut prévoir quatre années d'études minimum.
L'université est plus adaptée aux bacs généraux, puisque l'enseignement dispensé en faculté est dans la ligne directe des bacs généraux. Bacs technologiques, se méfier !
Attention à l'impression d'espace de liberté où le temps n'est pas compté, ce qui explique un nombre important d'échecs à l'Université.
Les travaux dirigés et les travaux pratiques sont obligatoires.
Les absences sont comptabilisées et en fin d'année, l'étudiant peut-être interdit d'examen.
Il faut travailler beaucoup et régulièrement, et ce, dès le début de l'année.
Les partiels sont obligatoires. Les absences sont notées et là encore, les sanctions tombent.
Peu sérieux, s'abstenir !

70 _ Qui peut préparer un B.T.S ou un D.U.T ?
Deux formations professionnelles qui s'adressent prioritairement aux bacs technologiques.
Ces deux diplômes se préparent en deux ans, avec une même vocation, l'insertion professionnelle au niveau technicien supérieur.
Le recrutement des élèves pour ces deux formations est sélectif et se fait sur les notes de première et de terminale.

71 _ Quelles différences entre D.U.T et B.T.S ?
L'I.U.T privilégie la culture générale, alors que le B.T.S. est plus professionnalisé, plus spécialisé.
Le D.U.T s'obtient par contrôle continu, alors que le B.T.S. par examen, après deux ans de formation.

72 _ Qu'est ce qu'un I.U.P ? Après des poursuites d'études vers l'université, les écoles d'ingénieurs ou de commerce existent, mais restent sélectives.
Après un diplôme à bac +1 (éventuellement bac +2), on peut intégrer un institut universitaire professionnel. On y entre sur dossier, parfois sur examen. Au total, 4 ans d'études après le bac.
Enseignements professionnels et théoriques sont étroitement associés.

73 _ Qu'est ce qu'une classe préparatoire ?
A n'envisager qu'avec un très bon niveau. Réservée aux acharnés du travail que la compétition stimule et surtout ayant une très bonne santé.
La C.P.G.E, Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles prépare à des concours. On ne délivre pas de diplômes à l'issue des 2 années.
Penser donc à une inscription parallèle en DEUG.

74 _ Et les écoles spécialisées ?
Devenir assistant (e) social (e), infirmier (ère), architecte, notaire... exige de passer par des formations professionnelles.
Il faut un objectif professionnel précis et une bonne motivation. Une fois admis (souvent après concours), il faut tenir jusqu'au bout pour obtenir son diplôme.

75 _ Peut-on poursuivre des études supérieures en alternance ?
Ce dispositif permet de préparer un diplôme professionnel, tout en travaillant et cela, du C.A.P au diplôme d'ingénieur.
Dilettantes, s'abstenir
L'alternance peut être un contrat de qualification ou un contrat d'apprentissage (C.F.A).
Rien ne garantit l'embauche dans l'entreprise d'accueil au terme du contrat.

76 _ Inscriptions, financement, logement, que faire ?
Dès novembre, il faut penser à l'inscription dans certaines écoles spécialisées.
En janvier, il faut faire les demandes de dossier pour les BTS. et DUT.
Université : s'en préoccuper à la fin du troisième trimestre.
Au cours du 2ème trimestre, vous devez remplir le "dossier social étudiant" pour les demandes de logement gérées par le CROUS mais aussi pour les demandes de financement par minitel.
Dans tous les cas, faire la demande de bourse (même si vous ne l'aviez pas l'année précédente): la réponse est nécessaire pour bénéficier des prêts étudiants et des oeuvres sociales du CROUS.
On peut obtenir, sur critères sociaux, un prêt d'Etudes Supérieures auprès du Conseil Général. Le dossier doit être déposé au plus tard, fin mai. Il y a aussi la possibilité d'avoir une bourse spéciale auprès du Conseil Régional pour des études de spécialisation et de perfectionnement à l'Etranger (Canada, Cuba, Etats-Unis, etc...).


   


Retour au menu  Questions pratiques
   
77 _ Que faire lorsqu'un professeur n'est pas remplacé?
- Alerter le délégué UPEM de l'établissement.
- Vérifier le nombre de classes concernées.
- Interroger le Chef d'Etablissement sur les démarches réalisées pour pourvoir à son remplacement.
- Si le problème n'est pas réglé, alerter le siège de l'UPEM.

78 _ Que faire si un incident se produit entre votre enfant et un professeur ?
- Ne pas hésiter un instant à rencontrer le professeur.
- Se présenter avec un parent délégué UPEM.
- Si le problème persiste, un rendez-vous est à envisager avec le Chef d'Etablissement.

Le dialogue doit permettre de gommer les différents.

79 _ L'emploi du temps vous semble mal réparti, que faire ?
- Alerter le délégué UPEM.
- Prendre rendez-vous avec le chef d'établissement pour essayer de trouver une solution.

L'emploi du temps doit être d'abord fait à l'avantage des élèves.

80 _ Une classe est constituée essentiellement de redoublants ?
Le chef d'établissement doit vous apporter une clarification, sinon alerter votre représentant UPEM.

81 _ Une classe anormalement surchargée ?
Intervenir auprès du chef d'établissement, sinon les conditions de travail y seront souvent très difficiles.

82 _ Un manque de matériel ?
Le chef d'établissement doit être à même de vous en faire connaître les raisons. Contacter la mairie (maternelle et primaire), le Conseil Général (collèges), le Conseil Régional (lycées).

83 _ Le transporteur scolaire a-t-il le droit de vous faire payer des frais d'inscription ?
Non. Tout est prévu dans le tarif qui est calculé suivant la distance parcourue.
40% proviennent des familles et une subvention de 60% du conseil général. Lorsque la commune donne aussi une subvention, la part des familles est diminuée.
Si ce dernier insiste, contacter le siège de l'UPEM.

84 _ Votre enfant vous signale qu'il est souvent en retard, à cause d'une arrivée tardive du car ? Contact doit être pris avec le transporteur pour en connaître les raisons et trouver des solutions. En cas de besoin, contactez votre représentant UPEM.

85 _ Votre enfant voyage debout (car surchargé) ?
La sécurité est un élément essentiel. Des démarches doivent être entreprises avec le délégué UPEM auprès du transporteur. Si la situation ne s'améliore pas, le siège de L'UPEM doit être très rapidement alerté.

86 _ Connaissez vous le règlement intérieur de l'établissement que fréquente votre enfant ?
A la maternelle et au primaire celui-ci doit vous être remis en début d'année.
Dans les collèges et les lycées, il est inscrit sur le carnet de correspondance.
Lisez-le attentivement et commentez-le avec votre enfant.
Vous pouvez faire des propositions d'amendements aux élus UPEM de votre établissement qui les transmettront lors des conseils d'école ou d'administration.

87 _ Votre enfant n'arrive pas à suivre, que faire ?
Pensez à lui demander s'ils sont nombreux dans son cas.
Allez voir le professeur principal (collège, lycée) le maître (maternelle, primaire). Le dialogue permet toujours de faire avancer les choses.

88 _ Votre enfant vous dit que le repas du restaurant scolaire n'est pas bon, que faire ?
Surtout, ne prenez pas la décision de l'enlever de la cantine.
Prenez contact avec les services concernés. N'hésitez pas à donner le maximum de détails, cela doit être fait avec respect et courtoisie.
Vérifiez que les menus offerts correspondent bien aux menus affichés. Contactez vos élus UPEM pour qu'ils puissent se rendre à la cantine afin de vérifier que toutes les mesures d'hygiène et de sécurité sont respectées.

89 _ Peut-on pénétrer dans une classe sans autorisation ?
Non. Il faut une autorisation, soit du professeur, soit du chef d'établissement.
L'entrée dans une classe quelles qu'en soient les raisons, perturbe son bon déroulement.

90 _ Une matière n'est pas enseignée dans une classe alors qu'elle est prévue au programme ?
Vous devez en parler au chef d'établissement afin qu'il demande au Rectorat les moyens nécessaires au bon fonctionnement pédagogique de l'établissement.
Si les cours ne sont toujours pas assurés, contactez le siège de l'UPEM .

91 _ Votre enfant a une attitude négative avec l'un de ses professeurs ?
Cherchez à en savoir les raisons. Discutez avec lui.
Prenez rendez-vous avec le professeur concerné pour discuter avec lui, dans le calme et la courtoisie, des moyens à mettre en oeuvre pour améliorer cet état de chose.

92 _ Un président de Section ou tout autre responsable UPEM peut-il prendre seul des décisions ?
Non. Toute décision doit être prise en concertation avec l'équipe. Chacun doit donner son point de vue.

93 _ Un représentant UPEM peut-il faire seul une démarche auprès d'une autorité ?
Il faut toujours chercher à avertir tous les représentants et s'y rendre au moins à deux, sauf cas exceptionnel.

94 _ Un enfant étranger peut-il être scolarisé en Martinique ?
Oui, comme tout autre enfant, l'enfant étranger a droit à la scolarisation.
Les personnes responsables de cet enfant doivent faire une déclaration au maire de la commune. Le maire leur remet alors un certificat d'inscription.

95 _ L'enfant handicapé peut-il être scolarisé ?
Oui.L'intégration de l'enfant handicapé en milieu scolaire ordinaire relève de l'obligation éducative.
Il doit y recevoir une éducation de qualité appropriée à ses besoins.

96 _ Comment est organisée cette intégration ?
Soit sous forme collective par le biais des CLIS (Classe d'Intégration Scolaire) ou sous forme individuelle dans des classes ordinaires à plein temps ou temps partiel, suivant les besoins particuliers de l'élève handicapé.

97 _ Les notes d'examens de votre enfant ne vous semblent pas normales ?
Des réclamations doivent être faites auprès du président du jury.
98 _ Votre enfant scolarisé en primaire, peut-il être exclu de l'établissement ?
En cas de difficultés très graves, la situation est soumise à l'examen de l'équipe éducative.
Après une période d'observation d'un mois, s'il n'y a pas d'améliorations, une décision de changement d'école pourra être prise par l'inspecteur de circonscription sur proposition du directeur et après avis du conseil d'école.
La famille doit être consultée sur le choix de l'école.
Elle peut faire appel de cette décision auprès de l'inspecteur d'académie.

99 _ Un parent est-il obligé d'inscrire son enfant en école publique ou dans le privé ? Non. Les parents peuvent opter pour l'instruction dans la famille. Une déclaration doit être faite au maire et à l'inspecteur d'Académie dans le semestre de l'année où l'enfant atteint l'âge de six ans, et 15 jours au moins avant la rentrée des classes.

100 _ Comment est organisé le contrôle de cette instruction ?
A l'âge de 8,10 et 12 ans, une enquête est réalisée par les services de la mairie. Le résultat de cette enquête est communiqué à l'inspecteur de l'éducation nationale.


   


Retour au menu  Les principaux partenaires
   
RECTORAT
Le rectorat est le niveau local le plus élevé de l'Education Nationale. Il fixe la structure pédagogique des établissements, répartit entre eux les moyens (postes et heures d'enseignement, certains crédits de l'Etat). Il établit avec la région le schéma prévisionnel des formations pour tout le second degré. Enfin, il exerce une tutelle financière sur les collèges et lycées. Jusqu'en 1997, l'Inspection Académique assurait particulièrement l'administration des collèges et des écoles.

ONISEP, CIO
L'ONISEP est responsable de l'information sur les formations, les diplômes, les métiers et les débouchés professionnels. Cette information est diffusée localement dans et par les différents CIO (voir UPEM-Pratique).

COMMUNES
La commune a la charge des écoles. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, l'équipement, l'entretien et certaines questions de fonctionnement. La commune est responsable de l'inscription des élèves, des horaires scolaires, de la restauration scolaire, du recrutement et de la gestion du personnel communal.
Pour gérer les restaurants scolaires, existe la Caisse des Ecoles. Elle assure aussi, la gestion d'autres services sociaux comme les CLSH, colonies, etc...
La caisse des écoles est composée :
- du maire (président),
- inspecteurs primaires et maternelles de la circonscription,
- un membre désigné par le préfet,
- deux conseillers municipaux,
- trois membres élus pour trois ans par les sociétaires (parents d'élèves) en assemblée générale ou par correspondance. Pour plus d'efficacité, les parents délégués sont issus des associations de parents d'élèves les plus représentatives.

CONSEIL GENERAL
Le département est responsable des collèges pour leur construction et leur budget de fonctionnement (hors enseignants). Il a aussi la charge du transport scolaire, en dehors du transport urbain. A ce titre, il attribue les lignes, verse des subventions aux transporteurs et contrôle le bon fonctionnement.

CONSEIL REGIONAL
La région est responsable des lycées et de la formation professionnelle.
Principal bailleur de fonds des lycées pour la construction, l'équipement, l'entretien et le fonctionnement (hors enseignants), la région joue aussi un rôle déterminant pour l'affectation des options aux lycées.
L'apprentissage et la formation professionnelle continue pour les jeunes de moins de 26 ans sont aussi une compétence régionale (centres de formation et actions de formation).

CAF

La Caisse d'Allocations Familiales développe un important programme d'actions sociales pour améliorer les conditions de vie des familles. Par le biais de différents contrats ( CATE, Contrat Enfance ) elle peut participer directement au financement d'activités sur le temps scolaire.


   


Retour au menu  Adresses utiles
   
UPEM SIEGE
28 bd Allègre 97200 FDF
Tél. : 0596 609595 - Fax : 0596 717605

RECTORAT
Terreville 97233 SCHOELCHER - Tél. : 0596 522500

ONISEP
97200 FDF - Tél. : 0596

CIO
- de FORT-DE-FRANCE
- BP 670 97262 FDF - Tél. : 0596 631288

- du LAMENTIN
10 rue Guédon - Croix mission 97232 LAMENTIN Tél. : 0596 514155

- de SAINT-PIERRE
Ecole des filles - rue Victor Hugo 97250 SAINT-PIERRE
Tél. : 0596 782087

- de TRINITE
Centre d'affaires le Gallion 97220 TRINITE - Tél. : 0596 582469

- du LORRAIN
Angle des rues Ponton et Schoelcher 97214 LORRAIN Tél. : 0596 534208

- du MARIN
Immeuble Démar "La Agnès" BP1 97290 MARIN - Tél. : 0596 749093

CONSEIL GENERAL
20 av des Caraïbes 97200 FDF - Tél. : 0596 552600

CONSEIL REGIONAL
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 FDF - Tél. : 0596 596300

DIRECTION JEUNESSE ET SPORTS
14 rue André Aliker 97200 FDF - Tél. : 0596 590310

   


Retour au menu  Glossaire


SIGLE Définition Explication, Obdservation
ASEM Agent spécialisé des écoles maternelles et enfantines Agent communal, chargé de l'assistance au personnel enseignant, dont bénéficie toute classe maternelle
BEP Brevet d'études professionnelles  
BTS Brevet de technicien supérieur  
CAP Certificat d'Aptitude professionnelle  
CATE Contrat d'aménagement du temps de l'enfant Signé entre les partenaires de l'école pour la mise en place d'activités non scolaires sur le temps scolaire
CDI Centre de documentation et d'information  
CDEN Conseil départemental de l'Education Nationale  
CIO Centre d'Information et d'Orientation  
CLSH Centre de loisirs sans hébergement  
CNAM Conservatoire National des Arts et Métiers Poursuite des études de 3ème cycle. Renseignements au campus de Schoelcher
CNED Centre National d'Etudes à distance Tous les niveaux sont dispensés, du CP aux études universitaires
COP Conseiller d'orientation psychologue  
CPE Conseiller principal d'éducation  
DUT Diplôme Universitaire de Technologie  
ONISEP Office National d'Information sur les Enseignements et les Professions  
PAE Projet d'action éducative  
ZEP Zone d'éducation prioritaire  




Retour au menu  Conclusion
   
La réussite de nos enfants dépend d'un certain nombre de facteurs.

On peut en distinguer cinq plus importants :
  1. La motivation de l'élève, créée, suscitée, entretenue par l'exemple des ainés.
  2. Le suivi et le soutien permanent de la famille, sans faille ni relachement.
  3. La présence, la diponibilité, l'efficacité, le travail et le sérieux de tous les professeurs et la cohésion de l'équipe pédagogique.
  4. Le rôle d'animation du chef d'établlissement.
  5. Le respect mutuel de tous les partenaires de l'école.


   
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